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Le blog de l'UNL67

Union Nationale Lycéenne, le syndicat des lycéens !

Communiqué de presse | 04 décembre 2007

Une des caméras de vidéosurveillance camouflée dans un détecteur de fumée factice

 

 

Retrait des caméras au Lycée des Pontonniers

 

 

L'Union Nationale Lycéenne du Bas-Rhin se félicite de la décision de Madame Meyer, proviseur du lycée des Pontonniers, de retirer les caméras de vidéosurveillance récemment installées à l'intérieur du lycée.

 

En effet, l'UNL67 avait contacté le proviseur dès lors qu'elle avait constaté l'installation de ces caméras, demandant des éclaircissements à l'administration du lycée international :  ce dispositif n'avait fait l'objet ni d'une déclaration à la CNIL, ni d'une décision au Conseil d'Administration ni même d'une simple information aux lycéens. La démarche du proviseur avait donc de quoi interloquer et surprendre les lycéens qui exprimèrent leur étonnement qu'un tel type d'installation puisse ne faire l'objet d'aucune concertation ni même consultation de la communauté scolaire.

 

Ainsi, L'UNL se montre satisfaite de ce retrait, mais regrette la méthode cavalière de la direction de l'établissement, procédant à l'installation d'un dispositif de surveillance sans en référer à aucune instance dont l'accord est pourtant nécessaire, et de plus pour un dispositif particulier dont on sait qu'il porte à discussions. Néanmoins, L'UNL est prête à prendre pleinement part au débat, de manière responsable, pour proposer une vision constructive et pacifiée du vivre ensemble au sein de nos établissements.

 

L'UNL, premier syndicat lycéen, continue de rester vigilante au respect des droits des lycéens en étant actrice de la démocratie lycéenne.

 

Publié par unl67 à 18:50:21 dans Actualité | Commentaires (2) |

L'UNL reçue par Pécresse et Darcos : des garanties importantes pour les lycéens ! | 02 décembre 2007

Communiqué de presse de Floréale Mangin, présidente de l'UNL
 
L'Union Nationale Lycéenne a été reçue en fin d'après-midi par la ministre de l'Enseignement Supérieur, Valérie Pécresse et le ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos.

L'UNL, premier syndicat lycéen, a défendu ses revendications quant à la loi LRU et a avancé ses propositions pour réduire le gouffre entre le secondaire et supérieur.

Nous avons obtenu des garanties non-négligeables sur le contenu du texte réglementaire concernant l'application de « l'orientation active » : il sera rappelé systématiquement à tous les lycéens leurs droits. Partant du principe que le Bac est le premier diplôme universitaire tout bachelier a le droit de s'inscrire dans la filière de son choix. En aucun cas « l'orientation active » ne pourra être utilisée comme outil de sélection et encore moins d'auto sélection. Il sera rappelé à tous les lycéens que l'avis donné par l'Université n'a pas d'autre valeur que celle d'un conseil. Une circulaire sera donc rédigée par les syndicats lycéens qui rappellera que le baccalauréat est le premier diplôme universitaire, que la préinscription ne peut être refusée et que l'accès à l'université est libre pour tous les bacheliers. Celle-ci sera intégrée au dossier d'inscription pour l'université ainsi qu'au Code de l'Education. Un comité de suivi de l'application de la loi sera également créé.

Et parce qu'il serait dramatique de réduire un projet d'orientation à « l'orientation active » nous avons rappelé l'urgence qu'il y a de résoudre les défaillances du système d'orientation actuel. Un travail interministériel chargé de mener une concertation sur le service public d'orientation est engagé, l'UNL tient à y participer afin de réduire le fossé qui s'est constitué entre le secondaire et le supérieur. Il s'agira notamment de mettre en cohérence la méthodologie du Bac en année de Terminale et les attentes de la première année de licence pour amener tous les étudiants à la réussite. Les lycéens, interlocuteurs incontournables, devront prendre toute leur part dans ce travail.

L'UNL restera vigilante quant à l'application de ces mesures, et appelle les lycéens à s'emparer de ces éléments nouveaux pour poursuivre leur démarche constructive de débats et de propositions.


Publié par unl67 à 11:34:09 dans Actualité | Commentaires (0) |

Entre « loi Pécresse » et casse du Service Public d'Education.. | 14 novembre 2007

Communiqué de presse de Floréale Mangin, Présidente de l'UNL
Paris, le 12 Novembre 2007.

Tout indique que la journée de grève et de manifestation prévue le mardi 20 novembre pour la défense du Service Public d'Education et contre les nouvelles suppressions de postes sera très suivie dans les lycées. Les lycéens ont aussi de fortes exigences quant à de profondes modifications sur la « loi Pécresse » sur l'autonomie des universités, qui remet en cause les aspects fondamentaux du système universitaire français égalitaire. De très nombreuses Assemblées Générales à l'initiative de l'UNL auront lieu dans les établissements pour préparer cette journée et de plus en plus de lycéens commencent à prendre conscience des enjeux pour leur avenir et pour la sauvegarde du Service Public.

Alors que la mobilisation qui s'annonce sera fondamentale dans la riposte contre la casse de l'Education, les lycéens s'organisent dans les établissements pour y participer massivement. Les fédérations de l'UNL sont largement impliquées dans la préparation de cette journée qui verra les lycéens prendre toute leur place dans la défense de leur droit à l'avenir aux côtés des enseignants, des étudiants et des parents d'élèves.

Le 20 novembre doit permettre d'exprimer le refus d'une politique éducative guidée par des logiques de restrictions budgétaires. Les Assemblées Générales qui seront organisées dans les lycées vont permettre d'amorcer un travail d'information des élèves sur les dangers des nouvelles suppressions de postes qui vont encore détériorer les conditions d'étude, mais aussi plus globalement du risque d'instauration d'une école à deux vitesses avec la suppression programmée de la carte scolaire et du collège unique. Par ailleurs, un important travail sera mené et de nombreux débats seront organisés sur le risque que présente la « loi Pécresse » sur l'autonomie des universités dans sa forme actuelle. L'UNL demande notamment la mise en place d'un véritable Service Public de l'Orientation doté des moyens nécessaires pour dispenser une information de qualité à tous les élèves avant leur entrée dans le système universitaire. L'UNL réclame également le retrait de la préinscription obligatoire à l'université, vu comme un préalable à la sélection à l'entrée de l'université.

L'Ecole républicaine ne doit pas être un lieu de sélection sociale mais au contraire mettre en application l'Egalité et permettre à tous les jeunes de réussir. C'est un objectif qui ne peut être atteint dans les conditions actuelles de baisse des moyens et les lycéens sont déterminés à faire entendre le 20 novembre leurs exigences pour un Service Public d'Education de qualité accessible à tous, mais aussi pour un système universitaire égalitaire. En effet, les lycéens seront les premiers touchés par l'entrée en vigueur de la « loi Pécresse » dans les prochaines années.

Premier syndicat lycéen, l'UNL s'engage pleinement dans la mobilisation pour défendre le Service Public et fera en sorte que la grève et les manifestations du 20 novembre relaient les revendications lycéennes et le message des Assemblées Générales qui se tiendront dans les prochains jours, qui porteront aussi la volonté de voir la loi sur l'autonomie des universités profondément modifiée. Les lycéens sont déterminés à prendre toute leur place dans la riposte unitaire du monde éducatif et de la communauté universitaire face à un budget 2008 de l'Education irresponsable, à une loi sur l'autonomie des universités dangereuse et aux menaces qui pèsent sur l'Egalité dans le système scolaire et universitaire.

Floréale Mangin
Présidente de l'UNL

Publié par unl67 à 20:19:56 dans Actualité | Commentaires (0) |

Lecture de la lettre de Guy Môquet | 28 octobre 2007

La lecture commémorative de la dernière lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet, fusillé le 22 octobre 1941, souhaitée par le président de la République à son élection, s'est déroulée aujourd'hui de manière très diverse selon les établissements et son organisation a souvent généré beaucoup de scepticisme parmi les lycéens.

Les enseignants avaient prévenu qu'ils ne resteraient pas passifs face une injonction présidentielle discutable qui pose de nombreuses questions. Les lycéens ont su prendre du recul et ne sont pas restés sans réagir face à la cérémonie qu'on leur imposait. Dans nombre de lycées ont eu lieu des manifestations d'enseignants et d'élèves, débats et réflexion collective sur la notion d'engagement hier et aujourd'hui. Réflexion qui s'est engagée également sur le rôle de l'État dans l'écriture de l'histoire au sein de l'école laïque.

Cette mesure décidée unilatéralement par le président de la République présentait un certain nombre d'enjeux pour le gouvernement et de risques pour l'école. En effet, s'il est évidemment difficile de s'opposer à la lecture dans les établissements scolaires de la lettre d'un résistant, nous devions en tant que lycéens être particulièrement vigilants et critiques quant à la manière dont elle était organisée.

C'est à une véritable cérémonie de commémoration qu'on nous demandait de participer. On peut légitimement s'interroger sur la nécessité de décréter un nouveau cadre de commémoration de la résistance autour de cette lettre en particulier, lettre qui ne comporte aucune référence à la résistance en elle-même ni à l'engagement de Guy Môquet, mais s'appuie essentiellement sur le registre émotionnel et patriotique. Ceci alors que la seconde guerre mondiale et la résistance sous toutes ses formes sont déjà largement abordées dans les programmes, alors qu'il existe différents cadres officiels de commémoration de la résistance et de réflexion sur l'engagement tels que le concours national de la résistance ou la semaine d'éducation contre le racisme, sans oublier les cours d'Éducation Civique, Juridique et Sociale trop souvent négligés et qui devraient être le lieu privilégié de ce genre de débat.

Il semblerait que le gouvernement cherche à créer un modèle de héros national pour les lycéens. Nous devons réagir contre toute tentative de manipulation ou de « formatage » des élèves qui en résulterait.

Aujourd'hui, enseignants et lycéens ont su faire preuve de vigilance et d'esprit critique. C'est un succès pour ceux qui défendent la laïcité de l'école et l'apprentissage de la citoyenneté. Les enseignants et les équipes éducatives qui ont choisi de lire la lettre l'ont fait de manière à donner aux élèves les moyens de la décrypter, en la remplaçant dans le cadre général de la résistance et de l'engagement.

L'UNL encourage les lycéens à poursuivre le débat et à investir leurs instances d'expression, et en premier lieu le Conseil de la Vie Lycéenne, ou encore à exploiter les séances d'ECJS pour débattre autour des grandes problématiques soulevées par la lecture de la lettre de Guy Môquet. C'est une attitude consciente par rapport au message que l'on cherche à nous faire passer que les élèves ont adopté et qui doit continuer à primer.


Floréale Mangin
Présidente de l'UNL

Publié par unl67 à 12:47:32 dans Actualité | Commentaires (0) |

Communiqué de presse // 11200 suppressions de postes dans l'EN | 03 septembre 2007

Union Nationale Lycéenne du Bas-Rhin

Lundi, 03 septembre 2007

 

COMMUNIQUE

 

Suppressions de postes : Quelles logique ?

   L'UNL67 déplore la suppression annoncée pour l'année prochaine de 11200 postes dans l'Education Nationale. Après des dizaines de milliers de postes déjà supprimés durant la précédente législature, cette mesure poursuit le démantèlement du service public d'Education.

     Elle aura pour conséquence la détérioration des conditions d'étude des lycéens déjà engagée par les coupes précédentes, et risque d'encourager certaines familles à se tourner vers des établissements privés, tandis que les familles les plus modestes devront supporter un service éducatif de mauvaise qualité, au détriment de l'objectif de mixité sociale et de réussite de tous les élèves.
     Nous pouvons alors nous demander quelle est la logique de notre gouvernement, qui affiche la volonté de redresser le niveau de l'Education Nationale. Selon ce dernier, il serait en très forte dégradation : 15% des élèves de sixième ne sauraient pas lire et écrire, la France, 14ème sur 29 au sein de l'OCDE pour les compétences de ses élèves. Mais comment espérer de meilleurs résultats en réduisant toujours davantage les moyens de l'Education Nationale ? Cette seule logique budgétaire confirme le manque d'ambition du gouvernement Fillon.
     L'UNL67 se mobilisera aux côtés des syndicats de l'Education et des associations de parents d'élèves pour créer les conditions d'une mobilisation de grande ampleur dès la rentrée, afin de lutter contre le démantèlement progressif du service public d'Education.


Contact :

Jeanne Viès
Responsable Fédérale de l'UNL67
unl.strasbourg@gmail.com

Publié par unl67 à 13:09:06 dans Actualité | Commentaires (2) |

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