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Strasbourg / Des lycéens dans le cortège
Inquiets pour leur avenir
Une petite cinquantaine de lycéens a manifesté hier à Strasbourg aux côtés des étudiants et des fonctionnaires pour le maintien du service public, et pour exprimer leurs craintes sur leur avenir.
Au milieu des étudiants, en queue de défilé, les lycéens reprennent en chœur les slogans « Priorité à l'éducation » ou « A ceux qui veulent privatiser le monde, le monde répond : résistance ». Sur des bouts de cartons des messages explicites : « Les universités ne sont pas des prostituées. Inutile de les entretenir », ou encore « Qui sème la misère, récolte la colère ». L'ambiance est bon enfant, la détermination criante.
Une bonne cinquantaine de jeunes a ainsi répondu à l'appel de l'Union Nationale Lycéenne (UNL) à manifester hier matin à Strasbourg pour le maintien du service public, et contre la loi Pécresse. « L'université c'est dans deux ans, c'est notre avenir tout proche » rappelle Jeanne Viès, 15 ans, en 1e littérature aux Pontonniers et responsable fédérale de l'UNL.
« Priorité à l'éducation »
Concernant la loi LRU (Liberté et responsabilité des universités), les lycéens présents n'y vont pas avec le dos de la cuillère : « Nous ne voulons pas que l'Etat se retire de l'enseignement supérieur. Financer les facs par le privé amènerait un système à deux vitesses, car certains secteurs n'intéresseront pas les entreprises et cela conduirait immanqnquablement à la disparition des sciences humaines », commente Jeanne. Un masque blanc sur le visage, Kim, 15 ans, en 1e littéraire au lycéen Jean Monnet, ne cache oas son inquiétude : « je suis pour l'art du spectacle, pour un enseignement décent des langues étrangères. Il est hors de question que l'on crée des lycées poubelles. Idem pour les facs. C'est dégradant ».
ES s'ils augmentent les frais d'inscriptions à la fac, je ne suis pas certain que mes parents pourront me les payer », s'inquiète Henri Vogt, 16 ans, en 1ere scientifique.
Pour ce qui concerne leur présent, les lycéens s'inquiètent de la voie que prend l'Education nationale : « On ne veut pas se retrouver à 50 par classe, or c'est inévitable avec 11200 suppressions de postes. Imaginez, on est déjà 35 en cours de langues, s'emporte Clarisse Chabod, trésorière de l'UNL. Supprimer la carte scolaire, c'est augmenter la fracture sociale, créer un bac unique, c'est la fin des filières artistiques. Par ailleurs, nous voulons la sauvegarde de tous les services publics ».
Ls manifestants regrettent que la plupart des lycéens ne soient pas davantage informés : « Nous avons encore un énorme travail à fournir, indique Jeanne Viès. Mais à Strasbourg nous refusons de bloquer les lycées ». « Nous avons beaucoup de mal à faire respecter les droits des lycéens dans les lucées, rebondit Aurélien Bonnerel, 15 ans, en Seconde aux Pontonniers. Dès que l'on veut afficher des tracts d'informations, on nous dit que c'est politique. Mais faut bien que l'on donne rendez-vous aux gens pour qu'ils puissent s'informer ».
Publié par unl67 à 21:26:11 dans Activité | Commentaires (0) | Permaliens
Tract diffé devant les lycées Strasbourgeois
Publié par unl67 à 15:33:00 dans Activité | Commentaires (0) | Permaliens
Le Patio, 22 rue René Descartes (= parrallèle au bld de la Victoire, entre les stations "Université" et "Observatoire") .
L'UNL67 appelle à la manifestation du jeudi 22 novembre pour la défense du Service Public d'Education. Le départ de la manifestation est fixé à 10h devant le Patio.
Publié par unl67 à 14:23:57 dans Activité | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par unl67 à 13:57:56 dans Activité | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par unl67 à 13:56:44 dans Activité | Commentaires (0) | Permaliens