L'Alsace, Edition du 23/04/08
Les lycéens de Strasbourg se mobilisent pour garder leurs profs
1 500 à 2000 lycéens ont manifesté hier dans les rues de Strasbourg, pour protester contre la politique de suppression des postes d'enseignants du gouvernement.
Après les manifestations parisiennes des jours derniers, les lycéens de la zone B ont pris le relais, dès les vacances de printemps terminées. Une première mobilisation réussie pour l'Union nationale des lycéens (UNL), largement majoritaire à la manifestation strasbourgeoise, et pour la Fédération indépendante et démocratique lycéenne.
« On ne peut pas faire d'économies sur l'éducation »
Cette forte mobilisation pourrait indiquer, contrairement à ce qu'espérait le gouvernement, que le mouvement ne va pas s'essouffler, alors même que les lycéens parisiens sont à leur tour en vacances pour deux semaines.
Les revendications sont les mêmes depuis le début du mouvement : une opposition à ce que les lycéens appellent la « casse » de l'éducation. « C'est un enjeu d'avenir, explique Aurélien, scolarisé en 2de au lycée des Pontonniers. On ne peut pas faire d'économies sur l'éducation ». Militant à l'UNL, il dément que les lycéens soient manipulés par leurs professeurs. « L'UNL a un projet et des propositions précises, via un texte renouvelé tous les deux ans. C'est réfléchi et organisé ».
La manifestation s'est déroulée dans le calme et la bonne humeur, à un rythme rapide, dans une ambiance parfois chahuteuse au passage d'une rame de tram qui a servi de tam-tam à des dizaines de mains pour accompagner et scander les slogans. Quelques pancartes fleuraient l'amateurisme : carton brun avec des inscriptions illisibles à 10 mètres et parfois totalement surréalistes comme ce placard affirmant « Non aux OGM et à la tektonik » ou d'autres plus radicales comme ce « Darcos et Sarko, démission ». Quelques vélos qui se trouvaient sur le chemin de la manifestation ont un peu souffert du passage de quelques jeunes vandales.
La manifestation s'est dispersée dans le calme, vers 15 h 15 à l'Esplanade.
G.D-A.
Publié par unl67 à 17:12:57 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Pratiquement pas de banderoles, mais des slogans tels que « Résistance ! » et « Lycéens en colère, y en a marre de la galère ! » ont rythmé hier après-midi la manifestation des élèves du secondaire dans les rues de Strasbourg. L'Union nationale lycéenne (UNL) comptait réunir « au moins 500 personnes » lors du défilé. La mobilisation a dépassé ses espérances puisqu'ils étaient 2 000 selon les organisateurs, 1 500 selon la police, à battre le pavé à l'appel des syndicats contre les 216 suppressions de postes d'enseignants programmées dans l'académie de Strasbourg. La présidente nationale de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), Alix Nicolet, était présente dans le cortège. Elle a estimé que la réduction des postes d'enseignants « nuira forcément à la qualité de l'enseignement » contrairement aux affirmations du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos. Enseignante en français au lycée Jean-Monnet de Strabourg, syndiquée chez SUD, Laetitia Garrabet renchérit : « Nous sommes classés en zone "prévention violence" ce qui est censé nous donner plus de moyens. Pourtant, une option italien va disparaître dans mon établissement en raison du départ à la retraite d'un professeur qui ne sera pas remplacé. » Plus globalement, le secrétaire général du Mouvement des jeunes socialistes du Bas-Rhin, Antoine Chabod, a fustigé hier « la remise en cause par l'Etat de l'Education, qui est le premier facteur d'émancipation » personnelle.
Ludovic Meignin - ©2008 20 minutes
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Publié par unl67 à 13:56:11 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
A Strasbourg, reprise réussie du mouvement lycéen
Plus de deux mille lycéens strasbourgeois, mais aussi s'étant déplacés depuis d'autres villes du département comme Molsheim, se sont rassemblés cet après-midi à Strasbourg pour manifester contre les suppressions de postes et la réforme du bac pro.
Les lycéens bas-rhinois se sont déplacés en nombre pour protester contre la baisse de moyens dans l'Education Nationale, traduite par les 11 200 suppressions de postes prévues pour la rentrée prochaine, dont 216 dans l'académie de Strasbourg. Ces suppressions de postes entraîneront non seulement des classes surchargées, mais aussi des options supprimées et des cours non-remplacés et ce par logique d'économie budgétaire.
Le ministre persiste pourtant à nier le mécontentement lycéen, en avançant que les « porteurs de banderoles » ne seraient pas les véritables représentants lycéens, alors qu'il refuse de convoquer le Conseil National de Vie Lycéenne et le Conseil Supérieur de l'Education où l'UNL est majoritaire- sur la question des suppressions de postes.
Après le succès de cette première manifestation, l'UNL67 appellent les lycéens à venir encore plus nombreux ce jeudi 24 avril à 14h place Kléber, afin de porter toujours plus haut la voix lycéenne et de forcer le ministre à nous entendre !
Clarisse Chabod,
Responsable Fédérale de l'UNL67
Publié par unl67 à 01:03:05 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
L'express
mardi 22 avril 2008, mis à jour à 18:28
Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a cependant estimé que ces troubles "restent modestes" à l'issue d'une réunion à Matignon.
Afin de démontrer que le mouvement de contestation, qui dure depuis un mois dans la région parisienne, pouvait passer le cap des congés de printemps, les principaux syndicats de lycéens ont appelé une douzaine d'académies de province à se mobiliser.
Plus de 1.000 manifestants ont ainsi manifesté à Tours, 2.500 à Toulon, et 500 à Lille, selon l'Union nationale lycéenne (UNL). A Strasbourg, 1.500 à 2.000 lycéens ont défilé, selon des témoins.
Dans un communiqué, l'UNL se félicite de constater que "les lycéens de province sont bien présents et déterminés à prolonger le mouvement lycéen, montrant par là le danger qu'il y aurait pour le gouvernement à continuer de nier l'importance de la mobilisation."
Lundi, Xavier Darcos avait répété qu'il n'entendait pas revenir sur les 11.200 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine.
De son côté, Le Premier ministre François Fillon a reçu mardi les recteurs, insistant sur leur "rôle décisif" dans "l'explication des réformes en cours", souligne un communiqué de Matignon.
Le texte cite la suppression du samedi matin, le soutien individualisé, la réforme des programmes du primaire et l'accompagnement éducatif, sportif et culturel.
Face à la fermeté du gouvernement, l'UNL et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL) appellent à une nouvelle journée de mobilisation jeudi dans les académies de la zone B.
Les organisations lycéennes entendent également se joindre aux deux journées d'action prévues à l'appel de 18 organisations du secteur de l'éducation les 15 et 24 mai. Une manifestation nationale pour la défense de l'Education est également envisagée le 18 mai à Paris par une fédération d'enseignants.
Gérard Bon
Publié par unl67 à 20:50:09 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens