|
Parution presse, Le Parisien, mardi 22 avril
|
|
Entre 1.500 lycéens selon la police et 2.000 selon les organisateurs, soutenus par des enseignants, ont manifesté bruyamment à Strasbourg pour se faire entendre du ministre de l'Education Xavier Darcos qui fait, selon eux, "la sourde oreille" sur les suppressions de postes. Aux cris de "Lycéens, en colère, y'en a marre de la galère" et de "A ceux qui veulent supprimer des postes, les jeunes répondent résistance!", les lycéens ont déambulé sous un ciel gris dans les rues de la métropole alsacienne, tambourinant à l'occasion sur le flanc des trams. L'essentiel du cortège était assuré par l'Union nationale des lycéens (UNL) et la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL). Plusieurs membres du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) étaient également présents, ainsi que quelques militants de la LCR et de Sud Education. "Darcos et Sarko, démission, libérez l'éducation", enjoignait une pancarte, tandis que sur une autre, le MJS protestait: "Coupables d'être jeunes, éducation, logement, emploi: la droite est en guerre contre la jeunesse". "Nous sommes mobilisés pour une éducation de qualité et contre les suppressions de postes" d'enseignants qui se montent à 216 dans l'académie de Strasbourg, a expliqué Jeanne Viès, secrétaire nationale de l'UNL. "Nous n'acceptons pas qu'on sacrifie l'Education nationale, quelle qu'en soit la raison", a renchérit Nathan Blatz, porte-parole du MJS Bas-Rhin. Jean-Michel Vaillant, secrétaire de la FSU 67, a affirmé que les enseignants "soutenaient inconditionnellement les revendications des lycéens qui sont les mêmes que les (leurs)". Lundi, entre 100 et 200 lycéens avaient manifesté contre la venue du ministre de l'Education Xavier Darcos dans un lycée de Molsheim (Bas-Rhin), tandis qu'une centaine s'était rassemblée à Strasbourg devant le rectorat. Samedi matin, une manifestation qui doit réunir parents et enseignants est prévue à Sélestat (Bas-Rhin). Les organisations lycéennes UNL et FIDL ont appelé les lycéens de la zone B, qui ont repris les cours lundi, à manifester mardi en province contre les 8.830 suppressions de postes d'enseignants prévues à la rentrée dans les collèges et lycées publics.
|
Publié par unl67 à 23:17:25 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Edition du mardi 22 Avril 2008
De longues semaines durant, les lycéens franciliens ont mené la bataille dans la rue contre les suppressions de postes dans l'Education nationale. Aujourd'hui en vacances, ils sont relayés par leurs camarades de province, de retour de congés. La mobilisation ne faiblit pas parmi les élèves, notamment à Strasbourg, où ils étaient 2000 à défiler.
Publié par unl67 à 17:23:34 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
L'Alsace, Edition du 23/04/08
Les lycéens de Strasbourg se mobilisent pour garder leurs profs
1 500 à 2000 lycéens ont manifesté hier dans les rues de Strasbourg, pour protester contre la politique de suppression des postes d'enseignants du gouvernement.
Après les manifestations parisiennes des jours derniers, les lycéens de la zone B ont pris le relais, dès les vacances de printemps terminées. Une première mobilisation réussie pour l'Union nationale des lycéens (UNL), largement majoritaire à la manifestation strasbourgeoise, et pour la Fédération indépendante et démocratique lycéenne.
« On ne peut pas faire d'économies sur l'éducation »
Cette forte mobilisation pourrait indiquer, contrairement à ce qu'espérait le gouvernement, que le mouvement ne va pas s'essouffler, alors même que les lycéens parisiens sont à leur tour en vacances pour deux semaines.
Les revendications sont les mêmes depuis le début du mouvement : une opposition à ce que les lycéens appellent la « casse » de l'éducation. « C'est un enjeu d'avenir, explique Aurélien, scolarisé en 2de au lycée des Pontonniers. On ne peut pas faire d'économies sur l'éducation ». Militant à l'UNL, il dément que les lycéens soient manipulés par leurs professeurs. « L'UNL a un projet et des propositions précises, via un texte renouvelé tous les deux ans. C'est réfléchi et organisé ».
La manifestation s'est déroulée dans le calme et la bonne humeur, à un rythme rapide, dans une ambiance parfois chahuteuse au passage d'une rame de tram qui a servi de tam-tam à des dizaines de mains pour accompagner et scander les slogans. Quelques pancartes fleuraient l'amateurisme : carton brun avec des inscriptions illisibles à 10 mètres et parfois totalement surréalistes comme ce placard affirmant « Non aux OGM et à la tektonik » ou d'autres plus radicales comme ce « Darcos et Sarko, démission ». Quelques vélos qui se trouvaient sur le chemin de la manifestation ont un peu souffert du passage de quelques jeunes vandales.
La manifestation s'est dispersée dans le calme, vers 15 h 15 à l'Esplanade.
G.D-A.
Publié par unl67 à 17:12:57 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Pratiquement pas de banderoles, mais des slogans tels que « Résistance ! » et « Lycéens en colère, y en a marre de la galère ! » ont rythmé hier après-midi la manifestation des élèves du secondaire dans les rues de Strasbourg. L'Union nationale lycéenne (UNL) comptait réunir « au moins 500 personnes » lors du défilé. La mobilisation a dépassé ses espérances puisqu'ils étaient 2 000 selon les organisateurs, 1 500 selon la police, à battre le pavé à l'appel des syndicats contre les 216 suppressions de postes d'enseignants programmées dans l'académie de Strasbourg. La présidente nationale de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), Alix Nicolet, était présente dans le cortège. Elle a estimé que la réduction des postes d'enseignants « nuira forcément à la qualité de l'enseignement » contrairement aux affirmations du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos. Enseignante en français au lycée Jean-Monnet de Strabourg, syndiquée chez SUD, Laetitia Garrabet renchérit : « Nous sommes classés en zone "prévention violence" ce qui est censé nous donner plus de moyens. Pourtant, une option italien va disparaître dans mon établissement en raison du départ à la retraite d'un professeur qui ne sera pas remplacé. » Plus globalement, le secrétaire général du Mouvement des jeunes socialistes du Bas-Rhin, Antoine Chabod, a fustigé hier « la remise en cause par l'Etat de l'Education, qui est le premier facteur d'émancipation » personnelle.
Ludovic Meignin - ©2008 20 minutes
Publié par unl67 à 17:05:51 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par unl67 à 13:56:11 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens