UNL et FIDL avaient appelé à de nouvelles manifestations dans les 12 académies sur 25 qui sont sorties de la période des vacances, pour dénoncer les suppressions de postes.
Manifestation de lycéens à Paris le 17 avril 2008 (AP).
Entre 1.500 lycéens selon la police et 2.000 selon les organisateurs, soutenus par des enseignants, ont manifesté bruyamment, mardi 22 avril à Strasbourg, pour se faire entendre du ministre de l'Education Xavier Darcos qui fait, selon eux, "la sourde oreille" sur les suppressions de postes.
Aux cris de "Lycéens, en colère, y'en a marre de la galère" et de "A ceux qui veulent supprimer des postes, les jeunes répondent résistance!", les lycéens ont déambulé sous un ciel gris dans les rues de la métropole alsacienne, tambourinant à l'occasion sur le flanc des trams.
L'essentiel du cortège était assuré par l'Union nationale des lycéens (UNL) et la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL). Plusieurs membres du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) étaient également présents, ainsi que quelques militants de la LCR et de Sud Education.
"Pour une éducation de qualité""Darcos et Sarko, démission, libérez l'éducation", enjoignait une pancarte, tandis que sur une autre, le MJS protestait: "Coupables d'être jeunes, éducation, logement, emploi: la droite est en guerre contre la jeunesse".
"Nous sommes mobilisés pour une éducation de qualité et contre les suppressions de postes" d'enseignants qui se montent à 216 dans l'académie de Strasbourg, a expliqué Jeanne Viès, secrétaire nationale de l'UNL.
"Nous n'acceptons pas qu'on sacrifie l'Education nationale, quelle qu'en soit la raison", a renchérit Nathan Blatz, porte-parole du MJS Bas-Rhin.
Jean-Michel Vaillant, secrétaire de la FSU 67, a affirmé que les enseignants "soutenaient inconditionnellement les revendications des lycéens qui sont les mêmes que les (leurs)".
Lundi, entre 100 et 200 lycéens avaient manifesté contre la venue du ministre de l'Education Xavier Darcos dans un lycée de Molsheim (Bas-Rhin), tandis qu'une centaine s'était rassemblée à Strasbourg devant le rectorat.
Samedi matin, une manifestation qui doit réunir parents et enseignants est prévue à Sélestat (Bas-Rhin).
Les organisations lycéennes UNL et FIDL ont appelé les lycéens de la zone B, qui ont repris les cours lundi, à manifester mardi en province contre les 8.830 suppressions de postes d'enseignants prévues à la rentrée dans les collèges et lycées publics.