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Paris, le 10 avril 2008
Une mobilisation qui s'élargit
Le Ministre doit entendre les revendications des lycéens !
Une mobilisation qui s'amplifie
Après avoir reçu le soutien de 16 organisations de l'éducation nationale, regroupant notamment l'ensemble des syndicats d'enseignants, d'étudiants, la première fédération de parents d'élèves et la ligue de l'enseignement[1], les lycéens se sont à nouveau mobilisés aujourd'hui aux côtés de nombreux enseignants et personnels. Ainsi, malgré les vacances scolaires dans 12 académies, ce sont près de 60 000 lycéens qui sont descendus aujourd'hui dans la rue pour protester contre les suppressions de postes, la réforme du bac pro et celle du lycée, et exiger une véritable ambition pédagogique pour le service public d'éducation. Les rassemblements ont eu lieu dans plusieurs dizaines de villes de France et notamment à Paris avec 35 000 lycéens mobilisés ; ils étaient aussi 6000 à Grenoble, 3000 à Lyon, 3000 à Toulouse, 1000 à Alès, 800 à Albi, 700 à Saint Etienne, 600 à Chambery, plusieurs centaines à Valences etc.. On dénombrait également plus de 200 lycées bloqués ou mobilisés aujourd'hui.
L'UNL appelle le Ministre à entendre les revendications des lycéens
L'UNL appelle solennellement le Ministre à entendre les revendications des lycéens. Le mépris ou le paternalisme ne sauraient tenir lieu de politique en direction des lycéens. Le Ministère ne peut faire croire que les suppressions de postes et les réformes en cours sont dictées par autre chose que des impératifs budgétaires. L'argument démographique est particulièrement fallacieux. Si le Ministre connaissait la règle de 3, il saurait qu'alors que les effectifs augmentent de 5% dans le primaire à la rentrée prochaine, le Ministère supprime 200 postes dans le primaire. Quant aux suppressions de postes dans le secondaire, elles sont bien supérieures à la baisse démographique annoncée, les chiffres officiels faisant état d'une baisse d'effectifs de1% alors que le nombre de postes baisse de 2,5%. Les lycéens s'inquiètent de l'absence d'ambition éducative du gouvernement et exigent que les réformes annoncées ne soient pas dictées par le dogme du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux mais par l'objectif de la démocratisation et de la réussite de tous.
L'UNL rencontrera le Ministre demain pour lui présenter les revendications des lycéens et attend que des réponses lui soient apportées.
degré le mardi 15 avril.
Florian Lecoultre
Président de l'UNL
Publié par unl67 à 18:51:24 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens