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Le blog de l'UNL67

Union Nationale Lycéenne, le syndicat des lycéens !

Parution Presse | 05 décembre 2007

Dernières Nouvelles d'Alsace du 5/12/07, page Région 3

 

Vidéosurveillance aux Pontonniers : Sitôt installée, sitôt enlevée

Le prestigieux lycée public international des Pontonniers, à Strasbourg, était déjà doté de caméras de vidéosurveillance. Mais deux caméras de plus ont joué le rôle de la goutte d'eau dans le vase plein. Elles ont été retirées fissa.

Jusqu'alors, explique Anne-Marie Meyer, la proviseure du lycée des Pontonniers à Strasbourg, son établissement disposait de la vidéosurveillance sans qu'aucun élève ne bronche. A l'en croire, une caméra surveille l'entrée des lycéens depuis 15ans et d'autres matériels de vidéosurveillance ont été implantés au gré des passages du plan Vigipirate à la couleur rouge. « On l'a fait sans jamais se poser de questions. Sans en référer à la CNIL (*) ou au conseil d'administration. A l'époque, il fallait faire dans l'urgence... »C'est visiblement la même méthode qui, début novembre, a présidé à l'installation de deux nouvelles caméras, qui devaient être mises en service au début des vacances de Noël. C'était sans compter sur les lycéens, qui ont constaté la présence de ces nouveaux équipements, « camouflés par des détecteurs de fumée ».

Des « intrusions caractérisées »

L'Union nationale lycéenne du Bas-Rhin (UNL) s'est saisie du sujet et sa responsable fédérale, Jeanne Viès, a rédigé un courrier pour s'étonner de l'absence de « déclaration » à la CNIL et au conseil d'administration. « C'est la procédure nécessaire, c'est juste la loi », insistait hier soir Mlle Viès, jointe par les DNA.
L'émoi provoqué chez les lycéens, sensibles à l'espionnage dont ils pourraient faire l'objet, a amené la direction de l'établissement à faire machine arrière. Les deux caméras ont été retirées lundi matin. Elles avaient été installées, précise Mme Meyer, parce que des « intrusions caractérisées » ont été constatées à plusieurs reprises dans l'enceinte de l'établissement. « Une concierge a surpris quatre loustics avec un balai », dit la proviseure, évoquant des « habitués du lycée » qui s'amuseraient à en « narguer » l'équipe dirigeante. Mme Meyer avance même un déplacement du « deal », le soir, de la place de la République vers son établissement, lorsque ne restent plus dans ce dernier que la proviseure, la concierge et le gestionnaire.

Ces caméras visaient donc à prévenir ces « intrusions » et devaient fonctionner de 23h à 6h, les week-ends et pendant les vacances.
Anne-Marie Meyer, qui dit craindre pour son « intégrité physique » après les heures d'ouverture du lycée, a malgré cela dû rédiger une note de service expliquant le démontage express des caméras. « Je voulais expliquer que les lycéens n'étaient pas concernés et que face à la calomnie je préférais tout enlever. »
L'UNL se montre « satisfaite » et prête à prendre part au débat, à condition qu'il ait lieu.

Denis Tricard

(*) Commission nationale d'informatique et libertés

Publié par unl67 à 13:19:47 dans Actualité | Commentaires (2) |